Visite à St Paulien en Haute-Loire (43): Denise et son « château »

Quel plaisir de retourner en Haute-Loire ! Même si, cette fois encore, je rencontre la neige, les paysages sont fabuleux !

Lorsque j’arrive au hameau, je repère la maison de Denise grâce à ses jolis volets bleus. Un joli jardin clos entouré de pierres où Chamalow peut enfin détendre ses pattes de grand voyageur.

Denise et Gribouille, la mamie chienne peu encline à jouer avec le gros bébé Chamalow malgré toutes ses sollicitations, Véronique, sa fille et Cédric son gendre, m’attendent autour d’une délicieuse choucroute.

Comme toujours, je suis gatée ! 🙂

On voit parfaitement bien que la maison a été surélevée et on devine l’espace occupable…

Malheureusement, à l’intérieur, tous les murs et surtout les plafonds ont été doublés (voire deux fois doublés avec des vides entre doublage de 20 cm) soit de placo, soit de lambris, réduisant les volumes à portion congrue. L’ancien propriétaire avait manifestement l’intention de créer un espace facile à chauffer. Il faut dire que le toit et le grenier ne sont absolument pas isolés.

Heureusement, il a eu la bonne idée de ne pas toucher aux murs et nous avons pu constater que derrière et sous ces parements, les murs en pierre enduits à la chaux sont intacts.

Oufff ! Il suffit donc de tout enlever et de peaufiner par des enduits de finition.

Ceci dit, le plus urgent est d’isoler. L’un des projets est d’aménager le grenier, un espace totalement vide de toute la surface de la partie habitable de la maison, en dortoir pour les visites estivales. A cette occasion, nous avons examiné toutes les possibilités pour fermer cette partie et isoler le toit.

La grande surprise vient du reste. Loin de se limiter à cette partie habitable, la maison s’étend sur deux granges à l’architecture passionnante.

La première, dans le prolongement de la partie habitation, est légèrement incurvée ! Le sol abrite plusieurs puits d’où une humidité permanente. Mais toutes deux peuvent abriter 2 niveaux ! Château, vous dis-je !

Lorsque la partie habitable aura retrouvé son âme et sa respiration, ces granges feront l’objet d’une restauration.

D’ici là, Denise et sa famille vont s’atteler à débarrasser lambris et placos… faire des enduits de finition et isoler le grenier.

Bon courage !!!

Les anciens bâtisseurs étaient des éco-constructeurs et leurs savoir-faire ont failli disparaître ! Mon goût pour la transmission est le fil rouge de ma vie professionnelle. Comment, alors, lorsqu’on détient ne serait-ce qu’un peu de ces savoirs inestimables, ne pas les diffuser au plus grand nombre ?

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