D’une belle simplicité lors d’une visite chez Olivier et Gaëlle à Poumarous (65)

La petite route qui mène chez Olivier et Gaëlle tourne dans tous les sens… je me serais crue en Ariège…ou dans le Haut Beaujolais !! 😉

Ils étaient là, frais et dispos, des questions plein la tête, avec l’allant de leur jeunesse !

Voici la maison, exposée plein sud. Les propriétaires précédents avaient sûrement cru bien faire en éliminant les enduits chaux qui recouvraient le soubassement, à l’extérieur comme à l’intérieur, pour le remplacer par des enduits ciment. Résultat : humidité, cloquage, l’enduit ciment tombe tout seul et le mur était trempé quand Olivier et Gaëlle ont piqué les restes….

Son aile, exposée plein Est, est là pour couper l’arrivée du vent froid de l’Ouest qui vient souffler après avoir balayé les Pyrénées enneigées. Elle, qui ne méritait pas tant de « soins » que la partie habitée, a été laissée telle quelle avec son rejointoiement à la chaux. Ouf, du travail en moins…. !! 🙂

La cheminée de la cuisine sert aussi d’évacuation pour un four à pain intérieur dont le dôme se situe sous l’escalier menant à l’étage. La dalle existante est en ciment, fissurée comme toujours dans les vieilles maisons, posée directement sur la terre battue. Casser, pas casser ??? La question reste entière…. Un drainage extérieur, derrière le mur Est longé par la route, permettra peut-être de s’éviter ce travail. A voir…

Le mur Sud de la cuisine était cimenté à mi hauteur, Olivier et Gaëlle ont commencé le décroûtage. Il a pas mal séché depuis mais on peut remarquer sur le mur de gauche l’arrêt de la partie cimentée à mi-mur à peu près, parce qu’une ligne blanche (trace de salpètre) délimite la partie humide.

La pièce contiguë (pas de photo), futur séjour, présente un parquet en bon état sur lambourdes. Une petite exploration nous a permis de constater que les lambourdes sont posées directement sur la terre battue et qu’elles se délitent.

C’est dommage de perdre un parquet en état en le déclouant par dessus ! L’idée serait de découper le parquet en carrés de 2m² pour récupérer, après avoir éliiné les lambourdes en mauvais état par dessous, de quoi faire un plancher à la bourguignonne…. Une idée possible de récup « éconologique »…

A l’étage, deux pièces du même type : une jolie charpente en chêne, des murs en pierre hourdés à la chaux et un parquet en très bon état. Pas grand chose à faire pour les rendre habitable ! Une bonne isolation bien étudiée avec panneaux de fibre de bois et paille peut-être ?

Conclusion : encore du travail de décroûtage, un drain extérieur à l’est, l’isolation du toit. La terre du terrain est argileuse et la paille à proximité, alors ensuite c’est des enduits, des enduits…. et des enduits terre/paille/chaux et chaux.

J’ai laissé un tas de recettes sur du papier…. L’été sera brûlant pour eux, c’est sûr ! 😉

Les anciens bâtisseurs étaient des éco-constructeurs et leurs savoir-faire ont failli disparaître ! Mon goût pour la transmission est le fil rouge de ma vie professionnelle. Comment, alors, lorsqu’on détient ne serait-ce qu’un peu de ces savoirs inestimables, ne pas les diffuser au plus grand nombre ?

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